Projection du film Jesus Camp

L’association humaniste laïque de l’Université de Montréal présentera
le film Jesus Camp, jeudi le 13 mars à 11h30 au local B-2371 du 3200
Jean-Brillant.

Ce documentaire choc, qui fut nominé aux Oscars, traite de
l’endoctrinement d’enfants au profit de la droite religieuse
américaine.

N’ayant pas été traduit, le film sera présenté en anglais avec sous-
titres français.

Pour ceux et celles qui souhaitent demeurer avec nous, une discussion
suivra la projection et l’activité prendra fin vers 14h00.

Le film, en quelques mots:

“Aux Etats-Unis, mis à part 4 millions de Juifs et 1,5 million de
musulmans, vivent 224 millions de Chrétiens, dont 80 à 100 millions
d’évangéliques. Heidi Ewing et Rachel Grady ont étudié la montée en
puissance du mouvement évangélique, l’endoctrinement des enfants et
son futur impact sur l’électorat américain…” (Camera Press)

“…un éclairage saisissant sur ce que l’on pourrait appeler la
continuation du fascisme par d’autres moyens. [Le film] rétablit, et
ce n’est pas son moindre mérite, une vérité qui tend souvent à être
oubliée : la violence religieuse n’est le monopole d’aucune
confession.” (Le Monde)

“Les familles que vous verrez dans le film représentent une force
électorale influente qui fait de plus en plus entendre sa voix dans
la vie culturelle et politique américaine.
Elles préparent non seulement le retour de Jésus, mais elles
s’apprêtent également à “reprendre le pouvoir en Amérique au nom du
Christ”, entraînant avec elles leurs enfants.
Des enfants qui attendent de recevoir la parole divine, et s’agitent,
en transes, comme possédés, quand l’Esprit-Saint parle en eux ; des
mômes qui maudissent Harry Potter - parce qu’un héros sorcier est une
chose sacrilège ; des gamins qui vénèrent le leader de leur pays, et
embrassent son effigie en carton…” (Allocine)

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Les évangéliques vs le cinéma canadien

Mis en place par un lobby chrétien évangélique, le projet de loi C-10 menace l’avenir du cinéma canadien.

1er mars 2008. Marc Cassivi, La presse

Des raisons de craindre le pire

Le milieu du cinéma a raison de craindre le pire. Le projet de loi C-10 du gouvernement Harper laisse libre cours à bien des interprétations. Et pourrait ouvrir la porte à une forme insidieuse de censure, voire au retour d’un nouveau genre d’escouade de la moralité.

Les artistes ont raison de se méfier de tout ce qui peut être perçu comme une restriction à leur liberté d’expression. Le projet de loi C-10 n’est guère rassurant à cet égard. Il ouvre une brèche inquiétante à un pouvoir discrétionnaire du ministre du Patrimoine de refuser des crédits d’impôts à des oeuvres jugées «offensantes» ou «contraires à l’ordre public».

Le droit canadien est déjà très clair en ce qui concerne l’interdiction de la pornographie infantile, de la violence faite aux femmes et de la propagande haineuse dans les productions cinématographiques. La pornographie, même légale, n’est pas admissible aux crédits d’impôts.

Le projet de loi du gouvernement Harper ne se contente pas de réaffirmer ces principes, comme l’ont laissé entendre cette semaine des porte-parole du ministère du Patrimoine. Si c’était le cas, il ne serait d’aucune utilité. On ne propose pas des amendements à une loi pour le simple plaisir de rappeler l’existence de droits existants.

Il ne faut pas être dupe des intentions du gouvernement conservateur. Son projet de loi entend clairement permettre une interprétation plus restrictive de ce qui est acceptable de financer publiquement au cinéma, par le biais des crédits d’impôts. Qui, si le projet de loi est accepté, pourrait juger ultimement de ce qui est «acceptable», ou a contrario «offensant» ou «contraire à l’ordre public» ? Le ministre du Patrimoine, bien sûr. Sa décision serait basée sur l’avis d’un comité dit indépendant, relevant de son ministère et de celui de la Justice.

Des portes-parole du ministère du Patrimoine ont déclaré cette semaine au quotidien The Globe and Mail que le projet de loi C-10 permettrait d’élargir la définition de ce qui n’est pas admissible aux crédits d’impôts (qui comptent pour plus de 10% du budget d’un film). La «violence gratuite» et un «contenu sexuel explicite n’ayant pas de vocation éducative» pourraient entre autres s’ajouter aux critères actuels.

Qu’est-ce qu’un «contenu sexuel à vocation éducative» ? Il serait étonnant que les fonctionnaires du ministère de Josée Verner fassent référence au Kama-sutra. D’autant plus qu’on apprenait hier dans le Globe and Mail qu’un lobby conservateur religieux se targue d’être à l’origine du fameux projet de loi. En entrevue au quotidien torontois, l’évangéliste Charles McVety, président de la Canada Family Action Coalition, a estimé que des films qui font la promotion de l’homosexualité, de la violence et de la sexualité explicite ne devraient pas recevoir d’argent des contribuables canadiens.

Est-ce que Where the Truth Lies d’Atom Egoyan, Borderline de Lyne Charlebois et Eastern Promises de David Cronenberg, qui comptent des scènes de sexualité ou de violence, sont des films «offensants». Sans doute pas. Sont-ils «contraires à l’ordre public»? Certainement pas. Ils sont nécessaires à une cinématographie nationale.

Laisser le loisir à un ministre de juger du contenu d’un film, c’est risquer d’être surpris par son verdict. C’est ouvrir la porte à la censure et à son corollaire, l’autocensure. Ce n’est pas à un ministre, ni à ses fonctionnaires, ni à un gouvernement, quel qu’il soit, de déterminer ce qui représente ou non de l’art. Certains diront qu’une loi qui restreint la liberté d’expression ne passera jamais devant les tribunaux le test de la Charte canadienne des droits et libertés. Peut-être. Mais pourquoi courir le risque?

Semaine interculturelle

L’Ahlum fera sa première activité publique lundi le 4 février lors de la semaine interculturelle de l’Université de Montréal. Nous présenterons notre association à un kiosque installé au 3200 Jean-Brillant.

Nous serons munis de pamphlets “êtres vous un humaniste”, que je termine d’imprimer à l’instant. Nous allons aussi distribuer des photocopies d’articles et des autocollants “Darwin day”. Nous aurons aussi, pour consultation, des revues et quelques livres. Pour bien faire passer le “message”, quoi de mieux qu’une petite sucrerie? Nous offrirons aussi des carrés de chocolat équitable à tous ceux qui viendront à notre kiosque.

Grâce à un don nous avons été en mesure de nous procurer des porte-littérature et de payer pour les photocopies, les autocollants, le chocolat etc. Si vous vous reconnaissez, merci!

 P.-S. Les autocollants Darwin sont sensas. Très Pop-Art! Je vous mets ici un aperçu.

darwin

Quand l’irrationalité tue

Selon un nouveau livre paru aux Cambridge University Press, il y aurait à ce jour plus de 150 cas répertoriés de décès causés par une négligence fondée sur la religion, et ce seulement aux États-Unis.

L’auteur, Shawn F. Peters, relate plusieurs cas, comme un enfant hémophile mort au bout de son sang alors que ses parents attendaient un “miracle”. Conscient que de nombreux décès similaires ne sont pas décelés, Peters affirme qu’il faudrait reconnaitre officiellement la négligence médicale basée sur la foi.

Le taux de décès parmi les enfants nés dans des familles chrétiennes dépasserait largement, selon l’étude, le nombre d’enfants décédés lors de supposés “rituels sataniques”.

L’auteur présente son livre dans un article du Washington Post.

(Via The Frame Problem)

Ron Paul: ouvertement créationniste, subtilement fasciste

Malgré leurs tentatives de faire passer l’évolution comme un programme politique, le lien entre le créationnisme et la droite américaine n’est plus à établir. Nous signalons tout de même une autre occurrence de cette relation. Le libertarien Ron Paul, candidat aux élections américaines, s’est affiché comme créationniste.

Or Ron Paul s’était déjà démarqué pour ses liens avec l’extrême droite. Paul rejoint ici une longue liste de figures publiques liées à la droite et adoptant le créationnisme, comme William Dembski, leader du mouvement “Dessein Intelligent” ayant fièrement contribué au livre d’Ann Coulter, polémiste d’extrême droite.

Joyeux Noël de la part de l’AHLUM!

Dans le débat actuel sur la laïcité, il est souvent affirmé que les “laïques intégristes” voudraient abolir Noël, ou du moins devraient le désirer s’ils sont cohérents. En-dehors du non-sens exprimé par l’expression “laïque intégriste”, j’aimerais prendre la peine d’indiquer pourquoi, oui, nous fêtons Noël et comment cette pratique est tout à fait cohérente avec le modèle de laïcité défendu notamment par le MLQ.

1) Noël, en soi, n’est pas une fête particulièrement religieuse.

Il y a une tradition des fêtes de fin d’année qui dépasse largement le contexte religieux. Bien qu’il demeure toujours une place pour la messe de minuits et les cantiques, les traditions catholiques prennent graduellement la même place que les autres traditions, païennes, qui ont alimenté la tradition de Noël.

De plus, je ne ferai pas ici l’étendue de toutce qui concerne Noël et qui n’est pas lié au christiannisme, mais le sapin, les cadeaux, les lumières, le houx, tout cela n’est pas très catholique… Daniel Baril en a glissé un mot dans un article récent.

2) PARTYYYY!

Pour des milliers de gens, et je pense à la grande majorité de Québécois qui ne pratiquent pas la religion Catholique, Noël, c’est le party en famille. Affirmer qu’il s’agit d’une fête religieuse, c’est vraiment ruiner le party.

Longtemps, les fêtes avaient un contexte religieux, certes, mais il faut perdre le réflèxe de considérer comme religieux toute tradition qui réunit des gens. S’il y a une occasion de se réunir avec nos amis, nos collègues, notre famille, il serait ridicule de ne pas en profiter, d’autant plus que cela implique des mets traditionnels succulents!

3) Estimer que Noël est une fête religieuse va à l’encontre de la laïcité.

Le principe de base de la laïcité est la séparation des instances religieuses et politiques. Par conséquent, le gouvernement se déclare incompétent en matière de religion, c’est-à-dire inapte à trancher sur des questions religieuses.

Dans cette optique, décider si Noël est une fête religieuse ou non ne respecte pas la laïcité; cela impliquerait que le gouvernement sait ce qui est religieux, alors qu’il est censé être incompétent en la matière.

L’incompétence du gouvernement en de multiples domaines n’étant plus à démontrer, il ne faudrait pas que nos élus se mettent à se prononcer sur des questions ne relevant pas de leur expertise.

Pour le gouvernement, Noël est un congé férié, point. La décision placer ce congé à cette date ne relève pas du religieux, mais simplement du fait que, très nombreux, les gens désirent que ce soit le cas. (Ajoutons qu’un référendum sur les dates de congé férié serait des plus ridicules!)

——

En conclusion, je vous souhaite un très joyeux Noël, peu importe vos positions politiques, éthiques ou métaphysiques, et une très belle année 2008.

Bienvenue sur le site de l’AHLUM!

L’Association Humaniste Laïque de l’Université de Montréal est un regroupement étudiant visant à promouvoir et défendre les valeurs de l’humanisme dans une optique non-religieuse. En plus de son mandat de promotion des droits civiques et de la dignité humaine, l’AHLUM compte également défendre la pensée critique et la démarche scientifique.

Depuis l’automne 2007, nous sommes fiers de rejoindre d’autres regroupements comme Amnistie et l’Alternative au rang des associations reconnues officiellement par l’université.

Pour devenir membre de l’AHLUM, il suffit d’être étudiant à l’U de M ou une de ses écoles affiliées. Envoyez un courriel au guillaume.loignon@umontreal.ca en incluant votre nom complet et code permanent.

Activités à venir pour le semestre hiver 2008:

  • Participation à la semaine inter-culturelle
  • Célébration du “Darwin Day”
  • Projection du film Jesus Camp

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